Ressource
Présentation

POLLUTION URBAINE

  • POLLUTION URBAINE

 

Depuis les années 50, les rejets dans les rivières se sont multipliés : Voici un échantillon des principales pollutions de l'eau entrainant la dégradation des milieux aquatiques.

 

Événements

Pollution du Doubs Franco-Suisse

Emission Radio RTS (16 min à écouter)

 

Pollution aquatique de la Loue

© France 3

Pollution aquatique sur la riviére Bienne

© France 3

SOUTENEZ LA PROTECTION DES RIVIERES DE FRANCE

 
Accueil >> Detail

Agression à Charmauvillers

13/01/2018

 

 

 

 

 

EST REPUBLICAIN DU 12/01/2018

 

La photo de la victime est impressionnante. Nous avons décidé de la flouter pour en atténuer la violence. Elle représente un garde de l’association de pêche agréée « La Franco-Suisse ». Visage ensanglanté, tuméfié, sous le choc, le garde-pêche, Patrice Malavaux, vient d’être littéralement passé à tabac par son agresseur, en pleine rue…

 

Pour comprendre cette sauvage agression, il faut remonter à fin décembre, lorsqu’un agriculteur du canton de Maîche, travaillant pour le compte d’un éleveur de Charmauvillers, épand du purin sur une parcelle enneigée.

 

Cette pratique est rigoureusement interdite, car les déjections animales pénètrent directement dans la nappe phréatique au moment de la fonte. L’épandage sauvage, qui sera renouvelé début janvier, heurte des habitants du village, témoins de la scène.

 

 

COUP DE POING ET DE PIED

 

Ce mercredi, l’agriculteur s’en est une première fois pris à l’un des témoins, lui reprochant d’avoir pris des photos de l’épandage illégal. Il aurait proféré des menaces de mort.

 

Sollicité, le garde-pêche de la Franco-Suisse, lui-même habitant de Charmauvillers, se propose d’aller à la rencontre du cultivateur, pour apaiser la situation.

 

Lorsqu’il le croise au volant de sa voiture, devant la mairie ce jeudi à 17 h, il s’arrête et tente d’engager la conversation.

 

« Patrice Malevaux n’a même pas eu le temps de parler », raconte Christian Triboulet, président de la société de pêche La Franco-Suisse, qui emploie le garde-pêche. « Il a d’abord reçu un coup au visage, a été projeté à terre et son agresseur s’est ensuite acharné sur lui à coups de pied ».

 

EN ETAT DE CHOC

 

Ayant alerté son épouse, Patrice Malevaux, le visage ensanglanté, gagne son domicile où très rapidement les sapeurs-pompiers viennent lui porter secours.

 

Devant l’ampleur de ses blessures, la victime est aussitôt conduite aux urgences du centre hospitalier de Besançon.

 

Visage encore aujourd’hui entièrement tuméfié, œil droit toujours clos, épanchements de sang : le garde-pêche est en état de choc.

 

« Patrice a craint d’y laisser la vie », confie M. Triboulet, qui a pu s’entretenir avec la victime. Un arrêt de travail temporaire d’une semaine reconductible lui a été accordé.

 

Une plainte a été déposée à la gendarmerie de Maîche. En attendant les suites judiciaires, le président de la société de pêche La Franco-Suisse se dit scandalisé par le comportement de cet agriculteur. « J’espère que les responsables agricoles condamneront officiellement cette agression, qui donne une image bien négative de l’agriculture ».

 

Le monde agricole réagit La FDSEA (Fédération Départementale des Syndicats d’Exploitants Agricoles) et les JA (Jeunes Agriculteurs) du Doubs ont communiqué conjointement, pour « dénoncer avec la plus grande fermeté l’ensemble de ces agissements. »

 

Voici un passage de leur communiqué : « [...] Engagés dans l’amélioration de la qualité des eaux et la préservation de l’environnement, les agriculteurs trouvent inacceptable que les agissements d’individus isolés remettent en question leur professionnalisme et leur souci permanent de protéger la nature. D’autre part, la FDSEA et les JA du Doubs s’opposeront toujours à toute agression physique mettant en cause l’intégrité physique ou morale d’hommes et de femmes. Ces agissements sont indignes de notre profession et de notre société. [...] »

 

 

Le président de la fédération de pêche du Doubs s'insurge

 

Très choqué par l’agression du garde pêche, Gérard Mougin président de la fédération de pêche du Doubs, a tenu à réagir.

« On est outré, c’est inadmissible. Une fois de plus, cet acte odieux offre une image pitoyable de la profession. C’est le monde à l’envers ! Le méchant contrevenant agresse le bon citoyen qui est du côté du droit. Patrice (Malavaux) est là pour veiller au respect de la loi, il a juste effectué son travail et prévenu les gendarmes. Je souhaite, de la part des autorités et de la justice, des sanctions à la hauteur des actes de l’irresponsable agresseur. Et enfin que le Préfet intervienne, pour interdire définitivement les épandages hivernaux. »