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POLLUTION URBAINE

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Depuis les années 50, les rejets dans les rivières se sont multipliés : Voici un échantillon des principales pollutions de l'eau entrainant la dégradation des milieux aquatiques.

 

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Pollution du Doubs Franco-Suisse

Emission Radio RTS (16 min à écouter)

 

Pollution aquatique de la Loue

© France 3

Pollution aquatique sur la riviére Bienne

© France 3

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Histoire de la petite hydraulique

 

HISTOIRE DE LA PETITE HYDRAULIQUE

 

REFLEXIONS SUR LA RELATIVITÉ DE SON IMPACT ENVIRONNEMENTAL

 

Quand on veut apprécier l'impact d'un aménagement, ou d'une source d'énergie ou de quelque élément que ce soit il y a deux façons de procéder:

 

‑ Soit on travaille en valeur absolue. Alors, par essence, tout aménagement a un impact et cet impact est négatif En effet, le fait d'aménager est par définition une action de transformation de la nature. D'ailleurs, l'homme n'a eu de cesse, depuis le néolithique surtout, de s'affranchir de la nature en l'aménageant. C'est ainsi que, du point de vue des partisans de la « deep ecology », toute action de l'homme est antinaturelle

 

Soit on opère en valeur relative. Dans ce cas, il y a deux possibilités:

 

* Ou bien on compare l'impact d'un aménagement avec d'autres ayant une même finalité. C'est ainsi que l'on pourra préférer le transport des marchandises par rail plutôt que par route. En ce qui concerne la production d'énergie, on peut comparer l'impact de la petite hydraulique à celui des énergies concurrentes. C'est ce que fait l'école allemande et les résultats sont très favorables à l’hydraulique en général et à la petite hydraulique en particulier.

 

* Ou bien on prend du recul, si l'Histoire le permet, pour apprécier un impact. C'est ce que je vais essayer de faire ici en rappelant tout d'abord quelques faits bien connus.

1. Rappel de quelques faits historiques.

 

Jusqu'à l'invention de la machine à vapeur, la petite hydraulique a bénéficié d'une situation de quasi monopole en utilisant la seule forme d'énergie naturellement concentrée. Le Moyen-Age a été une période particulièrement faste en la matière et l'ensemble du chevelu hydrographique européen, y compris dans les pays de climat méditerranéens, se couvre d’installations hydrauliques. Le maximum de développement de la petite hydraulique semble se situer à l'époque médiévale. Alors, le moulin banal est un des éléments essentiels du pouvoir des seigneurs qui ont perdu les pouvoirs régaliens qu'ils détenaient sous la Féodalité.

Dans ce contexte, il n'est pas étonnant de voir la Couronne, qui consolidait rapidement ses pouvoirs; édicter l'Édit de Moulins en 1566 qui met fin à l'aliénation de ses droits sur les rivières dépendant de sa juridiction.

C'est ainsi que les chutes aliénées avant cette date sur les rivières navigables et flottables sont devenues fondées en titre. L'Europe a continué à s'équiper pendant tout l'Ancien Régime et l'on a pu parler d'une France aux 80 000 moulins.

 

La période révolutionnaire ne marque pas de rupture si ce n'est qu'elle remet en cause le pouvoir seigneurial. Procédant comme le Roi deux siècles plus tôt, les Révolutionnaires cessèrent toute aliénation de chute sur les cours eau non domaniaux tout en reconnaissant pour les installations hydrauliques antérieures le statut de chute fondée en titre.

 

Dans la première moitié du XIX ème, la concurrence de la machine à vapeur, en raison de sa souplesse d'utilisation, devient sérieuse et même handicapante pour la petite hydraulique. Celle ci reste toutefois omniprésente sur l'ensemble du territoire national exception faite pour des raisons techniques d'une part sur les cours d'eau les plus importants (encore y avait-il des machines sur les plus grands fleuves et les moulins de Toulouse sur la Garonne étaient célèbres) et, d'autre part, dans la haute montagne car on ne savait pas équiper les hautes chutes.