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POLLUTION URBAINE

  • POLLUTION URBAINE

 

Depuis les années 50, les rejets dans les rivières se sont multipliés : Voici un échantillon des principales pollutions de l'eau entrainant la dégradation des milieux aquatiques.

 

Événements
Eutrophisation du Doubs franco-suisse !
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Pollution du Doubs Franco-Suisse

Emission Radio RTS (16 min à écouter)

 

Pollution aquatique de la Loue

© France 3

Pollution aquatique sur la riviére Bienne

© France 3

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Les Trichoptères

Les insectes appartenant à cet ordre subissent des métamorphoses complètes. Le cycle vital comprend le stade de l’œuf, les stades larvaires, un stade nymphal et le stade ailé ou imago.

Les larves les plus connues sont les traînes-bûches ou porte-bois. Elles vivent cachées dans un étui de soie sur lequel sont collés des petits cailloux ou des débris végétaux selon les espèces et les milieux qu’elles habitent.

Etui minéral de Sericostoma

 

Parfois, comme chez les Limnephilidae l’étui est fait d’un mélange d’éléments minéraux et végétaux.

Etui mixte

 

D’autres larves ne construisent pas d’étuis et rôdent en prédateurs parmi les pierres comme les Rhyacophila.

Larve de Rhyacophila (larve libre)

 

D’autres enfin construisent un filet de capture terminé par un tube au fond duquel la larve s’abrite. C’est le cas d’une espèce, Plectrocnema conpersa, non trouvée lors des inventaires pratiqués sur le Doubs franco-suisse alors qu’elle est citée à Soubey en 2000 et 2005-2006. Ce fait s’explique par la fragilité du filet-piège qui est vulnérable aux brusques variations de débit, impact direct des installations hydroélectriques fonctionnant par éclusées.

Larve dans son fourreau avant nymphose. Remarquez que le "couvercle" déposé ici à côté de l'étui n'est que partiellement soudé au fourreau, ceci afin de laisser passer l'eau nécessaire à la respiration.

 

 

L'ETAT NYMPHAL

 

A l’état de nymphe, toutes les espèces sont également protégées par un étui. A l’intérieur de celui-ci on trouve, peu avant l’émergence, une nymphe enveloppée d’un cocon de soie. Cette nymphe est dite « libre » car tous les appendices (pattes, antennes) sont séparés du corps, contrairement à la chrysalide du papillon dans laquelle l’imago est comme emmaillotée.

Nymphe sans son étui nymphal

 

Les larves des espèces à fourreau fixent celui-ci sur le fond par l’extrémité postérieure et obturent partiellement l’orifice antérieur.

Nymphes dans leurs  fourreaux obturés,

 

 

Les larves sans fourreau construisent une logette de petits cailloux à l’intérieur de laquelle on retrouve la nymphe dans son cocon.

 Logette nymphale d'une espèce sans fourreau larvaire

 

Nymphe dans son étui nymphal

 

Pour l’émergence, les nymphes nagent grâce à leurs pattes frangées de soies natatoires, soit vers la surface de l’eau, soit vers les rives, où les imagos se débarrasseront de l’enveloppe nymphale.

 

L'ETAT ADULTE

 

Sericostoma adulte 

 

Avec leurs ailes repliées en toit sur le dos, les insectes ailés ressemblent grossièrement à de petits papillons de nuit aux antennes filiformes. Mais à la différence des papillons dont les ailes sont couvertes d’écailles les trichoptères ont les ailes couvertes de poils d’où leur nom de trichoptères.

Je me bornerai ici à citer deux espèces qui furent particulièrement abondantes et ont donc été une source importante de nourriture pour les poissons :

 

 Odontocerum albicorne

 

Odontocerum albicorne, grande espèce aux antennes blanches dont le corps peut atteindre 15 mm et les ailes 19 mm, est en forte régression.

 

Brachycentrus subnubilus

 

Brachycentrus subnubilus est une petite espèce sombre dont la longueur de l’aile ne dépasse pas 9 mm chez le mâle et 14 mm chez la femelle. Sa période de vol se situe en avril. Cette espèce, qui se caractérise par des émergences massives, a totalement disparu du Doubs entre 1968-73 et 2001-2004. Sur la Loue, dans les années 80 elle était encore si abondante que, lors des émergences, on ne voyait plus la rive opposée dans les secteurs de Cademène et de Cléron. De nos jours il est exceptionnel d’avoir la chance de repérer dans ce secteur 10 insectes en même temps dans son champ visuel. Une estimation des populations actuelles au millième de leur densité de l’époque ne paraît pas exagérée. Les émergences restent significatives à Lods et Mouthier mais sont sans commune mesure avec ce qu’elles étaient autrefois. A la bonne époque j’ai pu compter 800 nymphes dans l’estomac d’une truite prise à la mouche pendant l’émergence.

 

Texte et photos Michel Hivet

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN : opie-benthos.fr